Journée nationale de la résilience : un nouvel appel à projets pour renforcer la culture du risque

Face à l’intensification des catastrophes naturelles et aux risques technologiques croissants, l’État poursuit son effort de sensibilisation du grand public. La cinquième édition de la Journée nationale de la résilience, prévue le 13 octobre 2026, s’accompagne du lancement d’un nouvel appel à projets destiné à encourager les initiatives locales en matière de prévention et de préparation aux crises.

Instaurée en 2022, la Journée nationale de la résilience s’inscrit dans une volonté claire des pouvoirs publics : mieux informer les citoyens sur les risques auxquels ils sont exposés et leur donner les clés pour adopter les bons réflexes en cas de catastrophe. Inondations, feux de forêt, canicules, accidents industriels ou technologiques… Autant de menaces dont les effets sont amplifiés par le changement climatique et l’évolution des activités humaines.

 

Développer une culture du risque tout au long de l’année

Si le 13 octobre constitue le temps fort de cette mobilisation nationale, l’objectif affiché va bien au-delà d’une journée symbolique. L’appel à projets encourage la mise en place d’actions tout au long de l’année, afin d’ancrer durablement la culture du risque dans les territoires.

La démarche repose sur un principe simple : sensibiliser, informer et former les citoyens de manière concrète. Ateliers pédagogiques, exercices de gestion de crise, campagnes d’information, événements publics ou actions éducatives peuvent ainsi être proposés, dès lors qu’ils contribuent à une meilleure préparation collective.

Cette approche s’inscrit par ailleurs dans une cohérence internationale, le 13 octobre correspondant également à la Journée mondiale de la réduction des risques de catastrophes, portée par l’Organisation des Nations unies.

 

Un appel à projets ouvert à de nombreux acteurs

L’appel à projets s’adresse à un large éventail de porteurs : collectivités territoriales, élus, associations, établissements d’enseignement, opérateurs publics, employeurs publics, mais aussi citoyens engagés. Tous peuvent soumettre une initiative répondant à au moins l’un des trois objectifs fixés par l’État :

développer la culture des risques naturels et technologiques ;

préparer la population à la survenance d’une catastrophe ;

renforcer la résilience collective face aux crises.

Les projets retenus bénéficient d’une labellisation officielle, intitulée « Face aux risques, agissons ». Ce label permet notamment d’accéder à un kit de communication dédié et d’être référencé sur une cartographie nationale des actions menées.

 

Un soutien financier et une reconnaissance nationale

Au-delà de la visibilité, les projets labellisés peuvent prétendre à un soutien financier, qualifié de « mesuré » par les services de l’État. Pour en bénéficier, les porteurs doivent déposer leur candidature avant le 1er octobre. Les modalités précises de financement sont communiquées après l’obtention du label.

Chaque dossier fait l’objet d’une instruction rapide : une réponse est apportée dans un délai maximal de trois semaines, et un référent de l’État est désigné localement pour accompagner les porteurs de projet.

L’initiative rencontre un écho croissant sur le terrain. En 2025, plus de 14 000 actions de sensibilisation ont été organisées à travers le pays. Certaines collectivités ont par exemple mis en place des semaines entières dédiées à la résilience, tandis que d’autres ont travaillé à l’amélioration de leurs plans communaux et intercommunaux de sauvegarde.

 

Des prix pour valoriser les projets les plus innovants

Afin d’encourager l’innovation et le partage de bonnes pratiques, des prix nationaux viendront récompenser les projets jugés les plus efficaces ou les plus inspirants. Les candidatures pour concourir à ces distinctions devront être déposées avant le 10 septembre 2026.

 

Comment candidater ?

Le dépôt des candidatures s’effectue via la plateforme officielle démarche.numérique.gouv.fr. Le formulaire, accessible jusqu’au 10 décembre 2026, nécessite environ trente minutes pour être complété.

À travers cette nouvelle édition, la Journée nationale de la résilience confirme son ambition : transformer la prévention des risques en actions concrètes, portées au plus près des territoires et des citoyens.

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